Le jury, au grand complet, écoute sagement le discours de bienvenue de Monsieur Théron
Jean-Pierre Grotti nous dévoile quelques pages de son excellent livre : Le figuier de Paul.
Paul, notre honorable conseiller ex-nouvelle nous présente les lauréats.
Félicitations à nos jeunes : Audrey, Lucie et Emma, qui nous ont régalés de nouvelles pleines d’imaginaire et de suspense qui ont étonné et ravi le jury.
Notre grande gagnante, Simone Gaubert, pour «Le dernier vol ».
Nous espérons, bientôt, sous forme de recueil, vous faire partager notre plaisir en publiant les dix-huit nouvelles que nous avons reçues.
C’était donc le 5 septembre à 20h30 et notre réflexion portait sur un sujet de bac de juin : "Peut-on en finir avec les préjugés ?"
Question centrale pour l’entreprise philosophique puisque Platon déjà, il y a 2500 ans, disait qu’il fallait « sortir de la caverne »-entendons de l’aveuglement premier qui est le nôtre, avant de parvenir à la lumière du jour - et que cela n’allait pas sans difficultés.
Une approche superficielle nous ferait répondre qu’en effet, il est possible de s’arracher « aux préjugés » - pensées premières, spontanées : un « préjugé » est un jugement, une opinion « prématuré », rapide, irréfléchi. Reconnaissons que les préjugés, en ce sens, sont faciles à déceler, surtout ceux des « autres », dans les autres cultures, les autres milieux, les autres époques !
A la réflexion, nous découvrons que toute pensée commence de manière spontanée, irréfléchie. Ainsi les réponses lancées dans l’instant aux questions d’une enquête d’opinion publique. Nous sommes pris dans le mouvement perpétuel des rumeurs, des conversations, des urgences quotidiennes, des informations impossibles à vérifier, et ce d’autant plus que l’afflux d’images et de sons ne nous laisse aucun répit, aucun loisir, pour « suspendre le jugement », comme disait Descartes, pour prendre le temps du doute, de l’examen, de la critique, de la circonspection.
Toute réflexion s’exerce donc sur un « irréfléchi », toute pensée sur un « impensé »qui sont premiers par rapport au travail ingrat de la remise en question, qui nous met dans l’inquiétude. Nous préférons toujours « dormir sur nos deux oreilles »de certitudes spontanées, tout ce qui nous a été transmis « depuis toujours »par l’éducation ou le mimétisme de la tribu, du groupe, de l’air du temps. Et ce d’autant plus dans les domaines qui nous tiennent à cœur, qui engagent notre existence : à cela, nous ne voulons surtout pas toucher ! C’est donc contre le processus spontané de la pensée, contre l’opinion commune, que toute réflexion s’exerce et cela n’est pas naturel