Un paradoxe apparent, puisqu’il peut sembler que la connaissance serait impuissante à saisir un sentiment qui, par essence, est vécu, éprouvé, mais difficilement appréhendé rationnellement.
Pourtant ,nous désirons bien nous « assurer »d’une part que nous aimons,d’autre part que nous sommes aimé(e )s..
Sous l’imprévisibilité (coup de foudre ?)Nous cherchons sans doute à nous rassurer sur le fait que ce sentiment fort, voire passionné (à ne pas confondre avec passionnel) soit authentique.
Quels critères ? Un sentiment de manque indicible, d’incomplétude dans l’absence, de déchirement dans la séparation et de complétude dans la présence. Mais cela ne peut aller jusqu’à la passion : pour s’aimer, il faut rester deux, d’où préserver la liberté de l’autre : égalité et réciprocité. En quelque façon,accepter d’engager sa vie quand on aime,et,au moins au moment où l’on s’engage,croire que cela ne peut être que « pour toujours »Voilà sans doute ce qui,dans un amour qui ne peut se ramener à l’éros,c'est-à-dire au désir,mais va (Levinas) jusqu’à ne rien demander en retour à l’autre, pourrait assurer que l’on aime, ou que l’on a aimé,ou que l’on rêve de le vivre un jour…