Les Nouvelles d'Hier
MJCL - Aide aux Devoirs
Les "Accros" aux devoirs ne pouvaient pas ne pas fêter les rois.
ECHOS DE LA SOIREE PHILO
"Quelle place pour le rire dans notre vie ?"
Le rire, mode d’expression spécifiquement humain, - "le propre de l’homme" selon Rabelais - se manifeste par le visage, mais, il peut toucher tout le corps, dans le « rire aux éclats ». Le rire s’oppose à « l’esprit de sérieux », c’est-à-dire à ce qui requiert attention, concentration, efficacité (il est interdit de rire sur les photos d’identité !) Il y a plusieurs sortes de rire, depuis sa forme esquissée : le sourire, qui initie un lien social, jusqu’au fou rire, irrépressible. Le rire est communicatif, mimétique, convivial, mais il peut être « jaune », ironique, agressif.
L’insolite, la situation, l’expression, le discours peuvent déclencher le rire : mais on peut rire des autres, se moquer de leur travers, de leurs tics. Il est plus facile de rire des autres que de soi, comme dans l’humour, l’autodérision, qui supposent une distance à soi.
Le rire peut être philosophique (Nietzsche). Il y a une éthique du rire : c’est un rire ironique, qui brise les tabous, qui défie les pouvoirs, et d’abord la dictature de la « bien pensance » : un rire qui résiste, qui désamorce l’agressivité - arme démocratique par excellence - (si l’on avait ri sur la Place Rouge ou à Nurenberg, il n’y aurait pas eu Staline ni Hitler.) Le rire est un nettoyage profond de soi, par lequel on rompt avec une réalité trop sérieuse qui nous écrase. Le rire est un laisser-aller salubre, une détente, une désinhibition : il libère. Il est spontané (en dehors des rires automatiques stupides de la TV). On ne rit pas des mêmes choses à travers les cultures, ni avec tout le monde ! Le dépressif ne rit pas.
Il y a des moments où le rire s’impose, dans la dérision, des moments où il ne faut pas se prendre au sérieux… Mieux vaut en rire pour ne pas pleurer… parce qu’enfin, nous n’en sortirons pas vivants…