Editorial
"Mars qui rit malgré les averses prépare en secret le printemps..." La la lala lala... Quels sont les écoliers - actuels ou anciens - qui n’ont pas appris ces quelques vers ? Les premiers de la classe articulant avec la conviction d’une leçon bien apprise, les autres, ouvrant la bouche en cadence et essayant surtout de passer inaperçus...
Donc, Mars rit et pleure. Drôle de mois que voilà ! Vu la sécheresse actuelle, il devrait pleurer un peu plus. Quoique... Pas pendant les jours fériés, pas pendant les grillades, pas trop avant la fin de la taille... Moi, j’en connais Un, là haut, qui aimerai bien savoir ce que l’on veut !
En plus, cette année, la fête de Pâques tombe en mars. Pour calculer la date, se reporter au concile de Nicée (325). Bon, vous prenez donc un calendrier de la poste !!!
Terrible et inquiétant Mars, Dieu de la guerre. Mars était représenté vêtu d’une peau de louve, accompagné par ses fils Phoïbos et Démios (la crainte et l’effroi) et de Eris (la discorde), sa compagne et sa sœur.
Angoissant Mars avec ses fameuses "ides". "Méfiez vous des Ides de Mars !" En bon français, "Jules fais gaffe", disent les devins à Jules César. Mais Jules ne fit pas gaffe et Brutus (le bien nommé) en profita pour le poignarder. D’où le célèbre "tu quoque mi fili" 1, derniers mots de César trahi par son fils adoptif, envers lequel il avait toujours fait preuve d’une mansuétude obstinée.
1 Pour les non latinistes : "toi aussi mon fils". Deux interprétation sont possibles : "toi aussi, mon fils tu me trahis" ou "toi aussi mon fils, tu passeras par les armes". Devoir à rendre pour la prochaine fois : comment a fini Brutus ?