Ouf ! Enfin avril. Passons aux choses sérieuses.
Connaissez-vous le PISCAVRILII ZYGOTUS ? C’est une espèce, malheureusement en voie de disparition - au même titre que l’éléphant rose, victime du dictat du « consommer avec modération », extinction qui va, et c’est grand dommage, entraîner, si nous n’y prenons garde, la disparition d’une autre espèce fort sympathique : le "vigneronus roqueforti…"-
Mais revenons à notre « piscavrilii ». C’est un poisson qui pond ses œufs le dernier dimanche de Mars, titillé par le changement d’heure. Ses œufs éclosent quelques jours après, le premier avril, mais comme les éphémères, il ne vit qu’un jour. Son habitat naturel est le dos des gogos. (Ça, par contre, ce n’est pas une espèce en voie de disparition, surtout que le gogo c’est toujours quelqu’un d’autre !) Que dire encore ? Il est victime de la morosité ambiante, du "bien-pensant", et du terrorisme du sérieux. C’est dommage, car l’huile de son foie - comme celle du foie de morue - a de grandes vertus : elle seule peut guérir une maladie très grave de la vessie qui transforme l’urine en vinaigre.
Jour saint des blagueurs, le 1er avril est synonyme de farce. Son origine remonterait au 16ième siècle. En 1564, le roi Charles IX a décidé que l’année ne commencerait plus le 1ier avril, mais le 1ier janvier. Du coup, les étrennes ont été déplacées. Mais, quelques esprits contestataires ont persisté à offrir des présents en avril, qui avec le temps se sont transformés en cadeaux pour rire et en blagues.