Les Nouvelles d'Hier


Carnaval de l'école

Carnaval 1Carnaval 2


Carnaval des P'tits Clous et de la MJCL

Carnaval 3Carnaval 4
Carnaval 5Carnaval 6


Noces d'Or M. et Mme Boulard

Noces d'Or 1Noces d'Or 2


Fête des Enfants le Lundi de Paques

Paques 1Paques 2
Paques 3Paques 4


ECHOS DE LA SOIREE PHILO

"Quel sens à ma vie?"

Ainsi rédigée, la question semble incorrecte, mais, c’est à dessein. Faute de verbe, il faut y suppléer. Et, c’est bien le cœur du problème : "donner" un sens ou reconnaître un sens ? Et cela change tout. En dehors de l’ambiguïté du terme « sens» (direction ou signification) c’est de l’attitude des hommes « devant » la vie qu’il s’agit. Peut-on faire comme si, étant vivant ici, maintenant et « consentant » à vivre puisqu'on ne se suicide pas), un sens pouvait être par surcroît donné, comme de l’extérieur ou d’ailleurs, à cette vie ?
Camus, dans un texte de "Noces" nous demande de "consentir", sans arrière pensée, à la vie, à ses aléas. On a dit que « philosopher, c’est apprendre à mourir », - or c’est la mort qui prépare à la philosophie et non l’inverse-. La philosophie prépare à voir le monde tel qu’il est, débarrassé de ses significations illusoires, celles qui comblent nos désirs ou nos angoisses. Il faut prendre soin du présent, comme le vigneron qui taille, souche après souche, sans se poser de question, parce que cela doit se faire,  « parce que c’est comme ça », une vigne doit être taillée le moment venu. Il faut aimer le monde malgré ce qu’il est, sans espérer posséder sa vérité. Il ne donne pas des raisons de vivre. C'est la vie, dans laquelle nous sommes embaqués qui donne à penser. Il faut donc acquiescer à la vie, si on ne choisit pas d'y mettre un terme. Le sens que l'on reconnaît à la vie, vient de la vie même.