Editorial


En Mai, fais ce qu'il te plaît…

En voilà une bonne idée ! Bon, d’accord, mais qu’est ce qui plaît ? Oui, ne rien faire, c’est tout un art, ça, de ne rien faire… Pour bien apprendre à ne rien faire, il faut, d’abord, se lever matin, ce qui est indispensable pour savoir que l’on va ne rien faire, mais c’est déjà faire quelque chose ! Bon, en fait, c’est trop fatiguant et « ça me prend la tête… »

En fait, en Mai, il y a tellement de choses agréables à faire : offrir un brin de muguet -petites clochettes de bonheur- et recevoir en réponse un gros bisou ; admirer les fleurs sauvages et se réjouir du parfum des genêts. On peut aussi se plonger dans notre mémoire collective et commémorer les luttes ouvrières : 1886, Chicago, les premiers morts -trois ans plus tard, une journée de manifestations est décrétée, chaque année, le 1er Mai, pour obtenir la journée de travail de 8 heures (gagnée en 1919) – Fourmies, (1891) ,10 morts…Tout ça pour constater, en Mai 68, que l’essentiel de la vie se résume à METRO, BOULOT, DODO, ce que récuse toute une génération.

Le 8 Mai, nous nous souvenons de la fin de la Seconde Guerre Mondiale qui se termine avec la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie. (50 à 60 millions de victimes, dont une forte majorité de civils).

On peut aussi se réjouir d’être ensemble devant une bonne bourride ou une délicieuse pælla (1er et 12 mai, à la combe de Labal).

C’est vrai qu’il est beau ce mois de Mai.