Editorial


"Si Février n’a ses bourrasques, tous les mois feront des frasques"... C’est bon, on a donné !

"Tempête sous un crâne", "tempête dans un verre d’eau", "ils sèment le vent, ils récolteront la tempête" (citation de la Bible. Osée, VIII,7) et enfin , une belle et terrible citation du "Dictionnaire du Diable" (pour faire bonne mesure) "Amitié : embarcation assez grande pour deux personnes par beau temps mais une seule en cas de tempête".

Et maintenant... Eh bien ! Maintenant, on contemple nos arbres, indécents avec leur racines à l’air, et on leur en veut presque - comme on en veut à quelqu’un qu’on aimait et qui nous quitte, même si ce n’est pas de sa faute - mais on a mal et l’on ne sait pas comment le dire, on cherche un coupable, et ce coupable, ne serait-il pas cet arbre lui-même : pourquoi n’avais-tu pas de racines plus profondes ? Tu avais ce qu’il fallait pourtant, tu étais vieux et plein de sagesse, pourquoi n’as-tu pas mieux résisté au vent ? Pourquoi ce trou, ces cicatrices. Et maintenant, hein ! Qui va être seul et qui va devoir déblayer, replanter ?

Bon ! Passons à février, il va faire beau, et, le nez au ciel, on va respirer un bon coup, humer les premières ivresses du printemps, et sacrifier aux traditions : Crêpes, carnaval et rires...