Les Nouvelles d'Hier
Soirée philo du 5 mai 2009
Sommes-nous des animaux ?
Sous cette question, il y a la représentation que l’homme se fait de lui-même, et celle des rapports qu’il entretient avec ce qui n’est pas lui, à savoir d’abord les animaux, mais aussi la nature. En retour, le fait que l’homme se considère
"à part" du reste du monde animal induit une façon impérialiste de traiter l’humain en l’homme : les rapports des hommes entre eux sont contaminés par l’idée de toute puissance que l’homme se fait de lui-même.
Dès lors, il ne suffit plus de considérer que l’homme est
"aussi" un animal. C’est le
"aussi" qui fait problème
(cf. Jean-Marie Schaeffer, le Point, 04.12.08 et « La fin de l’exception humaine », Gallimard). Il faut tirer toutes la conséquence du fait que nous sommes des êtres biologiques. On a surestimé la part réflexive de l’esprit et on en a fait une entité autonome
(Descartes) dans la philosophie occidentale, sans reconnaître que c’est la face biologique qui permet d’appréhender la complexité de notre psychisme et nos relations sociales. On peut établir des rapports entre l’activité du cerveau et la vie de l’esprit, sans réduire l’ensemble des niveaux de la réalité humaine à la physiologie. Si on admet que
"l’être humain est un être biologique", alors il faut bien admettre que la culture est un fait biologique, et en particulier le langage, qui est proprement la spécificité de l’homme comme être biologique. Aucune autre espèce n’a développé le langage dans une syntaxe :
"la capacité de combiner un nombre fini de signes en un nombre infini de phrases". De ce point de vue, la philosophie ne peut ignorer l’état des savoirs sur l’homme et la vie en général, sans parler de l’ensemble de la science.
Sous la forme un peu provocatrice pour certains, peu familiers de l’anthropologie
(la connaissance de l’homme) : de la question
"l’homme est-il un animal ?" il faut simplement reconnaître la spécificité de l’homme sans le couper de son enracinement biologique qui en fait un
"être de la nature". Il a produit, au cœur de son histoire, voire de sa préhistoire, l’artifice, la culture, qui transforment de part en part son enracinement naturel. C’est le
"concept" qui fait la spécificité de l’être humain, par lequel il pense et transforme ainsi tout ce qu’il pense. Mais c’est au cœur du biologique que l’homme pense.
Bourride du 1er mai à la Combe de Laval
Podium des enfants le 2 mai
Monument aux morts du 8 mai
Entrainement footing 20 mai
Caveau 23 mai
Inauguration aux P’tits clous le 25 mai