Editorial
"Octobre en brumes, mois en rhumes" dit le proverbe. Cette année, on peut même ajouter :
"mois en grippe..." et nous voilà avec des directives à n’en plus finir :
- Lavez-vous les mains en comptant jusqu’à 30 (Petit conseil : comptez en anglais, espagnol, latin, grec... pour joindre l’utile à l’agréable)
- Eternuez dans votre manche (Et qui va laver les pulls plein de morve ?)
- Passez vos mains à l’alcool (Ca, c’est pas bête, voilà un débouché pour les viticulteurs... Mais savoir si notre bonne vieille gnôle est efficace)
Enfin bref, nous allons tous devenir des rois de l’hygiène...
C’est la déesse
"Hygie" qui est à l’origine du terme d’hygiène. Fille d’Esculape, dieu de la médecine chez les Grecs, elle enseigne aux mortels (décidément, c’est une manie !) les manières les plus saines de se conduire.
Depuis, notre rapport à l’eau et à la toilette a beaucoup évolué. Sous l’antiquité grecque et romaine, la fréquentation des thermes était courante (pour tous ?). Au Moyen Age, on va aux
"étuves". Pour la propagation des microbes, c’est pas mal. Il semble que ce soit plus tard que les choses se gâtent : toilette par
"grattage" ou inondation de parfums pour masquer les odeurs corporelles.
En 1850, un français prend un bain en moyenne tous les deux ans. Allez, portez-vous bien.