Editorial


Novembre, mois de l’indécision, mois qui oscille entre ténèbres et lumière, entre fêtes et morts, entre hiver et été de la Saint Martin. C’est qu’il commence fort notre mois : 1er novembre, fête de tous les saints. Il est réjouissant que l’Eglise consacre un jour à tous ceux qui, humbles ou brillants, mécréants ou bien-pensants, ont un jour, par une petite dose d’humanité ou de charité, contribué à laisser un peu de bonheur sur terre. C’est à eux tous que nous pensons.

Le 2 novembre, sur notre lancée, nous allons physiquement dans les cimetières pour orner les tombes grises et froides de fleurs particulièrement riches en couleurs. Puis vient le 11 novembre où, toujours dans la même ambivalence, nous disons notre joie d’une guerre qui prend fin et notre tristesse devant ces 10 millions de morts :

Oui, bien fauché ! Vraiment la récolte est superbe ;
Pas un sillon qui n’ait des cadavres pour gerbe.
Les plus beaux, les plus forts sont les premiers frappés.
Louise Ackermann : La Guerre.

Aussi, pour faire bonne mesure, nous commémorons, le 20 novembre, pour la date anniversaire de la signature de la Convention, la journée internationale des Droits de l’enfant. Le premier droit de l’enfant n’est-il pas de vivre dans la paix ?

A Roquefort, c’est la Saint Martin que nous fêtons particulièrement. Le programme est chargé. Rendez-vous en dernières pages pour la chronologie des festivités.