Editorial


Dans l’Antiquité, l’année commençait, non en janvier, mais en mars. Mars est le mois du renouveau, la nature montre le chemin aux pauvres mortels qui se dépêchent, selon leurs âges et leur situation familiale, soit à renouveler leur capacité de tomber amoureux, soit à faire le grand nettoyage de printemps (les deux à la fois sont autorisés !!)

Car, avant un bel ordre, il faut un grand désordre. Ce chaos trouve sa manifestation dans la tradition du Carnaval au cours duquel un pauvre d’esprit était élu roi et revêtu des ornements royaux. (A la MJCL, faute de pauvres d’esprit, on a été obligé de faire un mannequin). Un âne portait les vêtements épiscopaux, coup de pied (style Mule du Pape d’Alphonse Daudet) à l’ordre imposé par l’Eglise.

Masques, déguisements, maquillages sont une survivance des Bacchanales, des Saturnales romaines : devient permis ce qui est habituellement interdit, devient possible l’affranchissement des contraintes quotidiennes. On peut outrepasser les règles morales et sociales, faire tomber le masque de l’hypocrisie, faire place à la satire (non au satyre… quoique…) et à l’humour.


Rendez- vous samedi 27 mars à partir de 14h45 sur la place, pour rire, se déguiser et donner libre cours à toute sorte de dérision.