Editorial
L’hiver fut froid, très froid… en fait ce n’est pas un scoop… il a neigé, beaucoup, passionnément, à la folie… ce n’est pas un scoop non plus qu’il neige en hiver, mais là, il y a de l’abus. Devant un tel abus, le citoyen de base commence par râler, ce qui est un réflexe de bonne santé, et finit par découvrir les joies de la solidarité et du maniement de la pelle et de la pioche… et, éventuellement, de l’obligation faite à chaque résidant de nettoyer devant sa porte. Les anciens disent même qu’autrefois, dans un temps lointain, un jour de la semaine était réservé à cette corvée et que selon la pente descendante, chacun, travail accompli à grande eau, passait le relais au voisin plus bas, ce qui créé des liens et permet de se tenir au courant des potins du village.
Ainsi va la vie d’un village, de saison en saison… Heureusement, les fêtes et traditions sont là pour nous donner des repères, et la fête de Pâques nous parle nature et résurrection, joie et optimisme. D’où l’importance du symbole de l’œuf que l’on offre le matin de Pâques. Le monde est né de l’œuf dit la tradition finlandaise. La coutume de l’œuf de Pâques apparait chez les chrétiens coptes dès la fin du dixième siècle. Il est admis que l’origine de l’œuf de Pâques date de l’instauration du carême. Il fallait attendre la fin du jeûne pour consommer les œufs, que ces mécréantes de poules s’obstinaient à pondre dès la fin février. Aussi, les plus frais étaient consommés et les plus vieux, décorés… destin très humain pour des œufs.