Les Nouvelles d'Hier
18 Juin :
Les enfants de l’école au monument aux morts.
Exposition d’étiquettes au caveau.
20 juin :
Vide-Grenier.
Journée du patrimoine.
21 juin :
Exposition de Agnète et Ingvald HOLMEFJORD.
Fête de la musique.
25 juin :
Spectacle de fin d’année à l’école.
26 juin :
Kermesse des P’tits clous.
29 juin :
Exposition Land’art à l’école.
Soirée philo du 1er juin 2010
«Devons-nous combattre pour la victoire des lumières sur les ténèbres»
Les termes symboliques de « lumières » et « ténèbres » se réfèrent à la période d’intense transformation idéologique du 18ème siècle, dont la Révolution française fut une conséquence.
Le contenu de cette période historique n’est pas sorti de rien. Aboutissement lointain de la Renaissance, du développement des sciences avec, nous le savons aujourd’hui, profits et pertes ; avec, en France, un Descartes qui est le philosophe de la « pensée par soi-même, pour son propre compte », et le rejet d’une autorité qui s’imposerait par elle-même. La modernité explose alors, même si c’est loin d’être uniforme.
Le problème n’est peut-être pas tant les lumières et les ténèbres, que le terme « combattre », très ambigu. Quel type de combat, si combat il doit y avoir ? Quelqu’un oserait-il se présenter en promoteur des « lumières » ? La devise de Kant : « Ose savoir » n’a pas perdu de sa force ni de son urgence. Mais ose-t-on vraiment toujours savoir ? N’a-t-on pas peur de faire fonctionner sa raison ? On est toujours surpris de la difficulté à faire triompher ce qui pourtant semble s’imposer par son évidence, en particulier dans les problèmes de société. Ce qui va de soi, dans une culture, est violemment rejeté sans examen dans une autre. S’agirait-il de la confrontation de civilisations ? de peuples ? de groupes particuliers ? Quelles formes pourrait prendre ce «combat» ? Peut-on imposer la démocratie par la violence ?
En retour, cela oblige à se re-poser la question des lumières, de leur universalité en droit, ou de leur universalisation possible, surtout en regard des valeurs traditionnelles, dans le mouvement de la modernité. Quels repaires peut-on maintenir ? Quels points d’ancrage ? Tout cela semble bien incertain aujourd’hui. Sur quoi faire fond ? Que faut-il garder, promouvoir ou abandonner ? Comment rendre notre monde vivable pour tous les hommes aujourd’hui ?
Prochain rendez-vous, mardi 6 juillet : "Séduire et être séduit."