Editorial
L’été est fini, l’automne vient plus ou moins doucettement, l’équinoxe approche, et si vos petits rédacteurs préférés ne se dépêchent pas, Au Tour de Vous septembre ne sera toujours pas sorti pour le fatidique 22 septembre… Nous vous invitons à ce propos à une (re)lecture de Brassens et son émouvant « Vingt- deux septembre » :
Un vingt-deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous…
Lire, écouter Brassens, faire lire, faire écouter Brassens aux enfants, c’est vénérer le beau langage, c’est savourer un passé simple coquin placé au détour d’un vers, c’est aussi, et cela ne gâte rien, apprendre une forme de droiture morale tolérante qui mériterait bien d’être revisitée.
Donc, le 22 septembre est le jour de l’équinoxe d’automne. Le soleil passant par l’équateur, la durée du jour est égale à celle de la nuit avant l’allongement progressif des nuits. La légende veut que Hadès, dieu des enfers, tombant amoureux de Perséphone, l’enleva dans son royaume des ténèbres. Sa mère, Déméter, déesse des récoltes, désespérée, menaça de flétrir toute récolte sur terre. Bref, comme toute belle-mère, elle accepta un compromis avec son gendre : Perséphone partagerait également son temps entre les enfers et la terre. C’est pour cela que la nature, en deuil ne produit rien de tout l’hiver.
Savez-vous que le calendrier républicain commence le 22 septembre 1792…hommage à l’Egalité sans doute (du jour et de la nuit) C’est Napoléon qui l’abrogea le 1 janvier 1806 !